Verbalisation des deux-roues sur les trottoirs

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La ville innove avec la pose de sabots

Malgré le nombre croissant d’emplacements deux-roues à travers la ville, le stationnement illicite des engins motorisés encombre trop souvent les trottoirs. Une attitude incivique et pourtant fréquente de la part des motards et autres motocyclistes, qui occasionne une gêne plus que notable, pour les piétons, les poussettes ou encore le déplacement des personnes handicapées rendu par là même impossible… Une attitude jugée dangereuse même. En effet souvent après reprise du scooter ou autre moto, parfois de grosses cylindrées, les premiers mètres se font en roulant directement sur le trottoir… Un fléau urbain que la Ville entend bien régler afin de rendre l’espace aux seuls piétons, et pour lutter contre lequel, elle a choisi l’innovation à la répression, en adaptant le principe du sabot pour les voitures aux deux-roues.

Pédagogique et non répressif

« On pourrait passer immédiatement à la mise en fourrière explique Henri Novak, le Directeur de la Police Municipale. Mais on préfère faire de ce sabot un outil pédagogique de rappel  au civisme. Car contrairement à une mise en fourrière, le conducteur est obligé de prendre contact avec nous. Cet échange nous permet de faire passer notre message. Les trottoirs sont faits pour la circulation des piétons, des enfants, des personnes âgées et non pour gagner du temps sur la circulation et la recherche d’une place »  et de poursuivre : « A ma connaissance, Beausoleil est la seule ville du département, voir même en France à avoir opté pour ce moyen de verbalisation des deux-roues ».

Moins d’inconvénients qu’une mise en fourrière

Car contrairement à une mise en fourrière systématique, la pose du sabot, si elle immobilise le véhicule, permet d’en récupérer l’usage rapidement. Pas besoin d’aller jusqu’à Menton, juste au Poste de Police Municipale, où après acquittement de 7,6 euros, le sabot est immédiatement enlevé. « Cela ne dispense pas pour autant du paiement de l’infraction de stationnement qui peut aller selon les cas de 35 à 135 euros » précise Henri Novak. Mis en application par les agents de Police Municipale en 2017, la pose des sabots sur les deux roues a déjà ses effets sur la libération des trottoirs.