le foyer du poilu

 

9, avenue Maréchal Foch

 

 

 

Au lendemain de la grande guerre, afin de venir en aide aux soldats et à leurs familles, est créée, en 1927, l’Association des poilus et anciens combattants de Beausoleil, de Monaco et des communes environnantes, forte de neuf cents adhérents. La même année, la Société anonyme du Foyer du Poilu décide la construction d’un bâtiment, grâce à des dons, en particulier celui de Charles Micol, initiateur, en 1908, de la Société de secours mutuel de Beausoleil, La Semeuse. Cette maison du combattant est construite en 1927, en béton armé sur un terrain Montier. L’entreprise Chiabaut est chargée des travaux, d’après les plans de l’ingénieur Aldo Besano. Elle est inaugurée, le 31 janvier 1928, par le maréchal Foch. Elle est alors le siège de l’Association des poilus et des anciens combattants. De nombreuses personnalités ont présidé à sa destinée. Parmi elles : M. Veillon, conseiller de préfecture et auteur dramatique à Nice ; Charles Palmaro, ancien maire de Monaco et administrateur des Domaines de la Principauté ; M. Prat, professeur au Lycée de Monaco.

 

Le Foyer du Poilu est pillé au cours de la seconde guerre mondiale. Aujourd’hui restauré, il continue exclusivement d’abriter les nombreuses et actives associations patriotiques et d’anciens combattants.

 

- Villa Les Eparges (n° 34)

 

Lors de son passage à Beausoleil, le Maréchal Foch est reçu par le maire, Paul, Louis, Joseph Chiabaut, dans sa villa, au n°34, à deux pas du Foyer du Poilu. Entrepreneur de travaux publics, il construit cette élégante villa, de mouvance Art déco, en béton armé, en 1927. Elle porte le nom « les Eparges », commune de la Meuse où son frère, François Pierre Joseph, du 7ème régiment du Génie, trouve la mort, par asphyxie, le 27 septembre 1916. De la bataille des Eparges, Maurice Genevoix témoignera dans Ceux de 14. La famille Chiabaut perd, au cours de ce conflit, un deuxième enfant : Auguste, Louis, Joseph, également frère du maire de Beausoleil, le 18 novembre 1914 à Esnes dans la Meuse.

 

A l’occasion du cinquantenaire de l’armistice (1918-1968), les anciens combattants apposent une plaque « Hommage au Maréchal Foch », au rez-de-chaussée de la villa.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

(Plaque commémorative des deux frères Chiabaut dans la Chapelle du Souvenir Français de l'Eglise Saint-Joseph)